• Mon partage A.A.

    La toute premiere fois ou j'ai gouté a de l'alcool, j'avais 15 ans. J'étais immensément timide et complexée. Je me détestais a un point tel que je voulais mourir. Depuis tres longtemps d'ailleurs. Depuis mes 7 ans pour etre exacte.

    Mais cette premiere fois, ma premiere rencontre avec l'alcool m'a tellement semblé miraculeuse. Un coup de foudre total et complet. Un remede miracle, enfin, que je me suis dis. Finit la gene, finit la peur! Et j'y croyais vraiment.

    De 15 ans a environ 34 (mes souvenirs sont flous maintenant desolee), jai consommé par intermittance: trop d'alccol pendant des semaines suivi de quelques années de sobriété pour ensuite avoir une autre periode d'alcoolisation intense. Avec le pillules conchonneries (ativan, valium) le tableau n'était pas beau a voir. Je pouvais mélanger les deux sans probleme, en autant que je sois dans le flou et que je ne ressente plus rien.

    Dépression, diagnostique de trouble de la personnalité limite avec anxiété et trouble panique a 21 ans et médicamentée pour la vie, ca n'arrangeait rien pour moi. Je n'acceptais pas de devoir vivre avec cette maladie. Je pensais que j'étais dans le camp des 'fous', ceux avec une maladie mentale. Pour le restant de mes jours que je souhaitais courts et vite! C'était impesable a mes yeux d'etre 'folle'.

    Quelques tentatives de suicides manquées a travers tout ca, j'ai meme failli perdre ma main droite parce que mon poignet...m'enfin vous voyez le tableau... A 17 ans, ma premiere tentative sérieuse qui ma value des points de suture, un lavage d'estomac et des cicatrices a vie.

    J'étais deja tres instable lorsque j'ai eu ma fille a l'age de 25 ans. J'étais deja malade, en dépression, et ma seule amie venait de se suicider (je n'en ai plus jamais eu d'autres ensuite, je me suis refermée). Mais je ne voyais rien.....

     
    Je ne voyais rien mais je savais que je n'étais pas 'normale'. Je ne me sentais pas normale non plus. Mes émotions étaient trop intenses, j'étais toujours submergées par elles et le seul moyen pour moi de controler cela était les pilules et l'alcool. Quoique controler, c'est vite dis!

    A l'age de 27 ans, j'ai prit une méchante drop. J'étais prete a mourir et a prendre les moyens pour ca. Au point que le papa de ma fille, a du me mettre dehors pour la sécurité de notre puce. En dépression profonde, bourrée de pilules, je suis partie vivre une periode tres noire dans une autre ville. J'y allait pour crever. Alcool, antidépresseur et anxiolitique en plus de commencer a fumer la cigarette et du pot. Je l'ai tu dis? Je suis intense en criss moi. J'y suis aller fort. J'ai tout fais pour crever, y comprit me mettre sur la route devant des gros camions le soir. Sauvée par un ami qui était aussi fucké que moi et avec qui je vivais. Un ami violent. Qui m'a écrasée dans le mur une couple de fois car il pesait 360 livres lui...et qui n'avait pas toute sa tete non plus.

    Periode noire ou je n'étais meme plus consciente de rien. Mes asti de 27 ans (l'année) de marde....Loin de mes parents, de ma fille et seule avec un gars qui me faisais mal. Je courais apres mes claques en plus.J'écoeurais des gars que je ne connaissait pas, je me promenais avec un couteau. J'étais juste pu la.

    Jusqua ce qu'un matin, je me regarde dans un miroir....Et que je rentre en vitesse a la Maison Semence de vie. Trois semaines fermées. Ca m'a aider mais, j'étais sure de ne pas etre alcoolique, que non, j'en avait pas de probleme avec ca, que ca ne me concernait pas. Ca m'a quand meme beaucoup aider je dois dire car j'ai pu travailler ma dépendance aux pilules et ma dépendance affective. Je suis rester sobre des années suite a cette thérapie.


    Puis est venu la descente vers 34 ans. Descente tres subtile et insidieuse. Oh, juste une tite biere pour relaxer avant le souper. Pour m'ouvrir l'appetit, pour me détendre. Une petite biere 7 jours sur 7 cé pas grave non? Y en a qui boivent bien leur coupe de vin chaque soir cé pas dangereux non puisque je ne suis surtout pas une ivrogne!

    Oui parce que, pour moi, une personne alcoolique, c'était une personne comme on voit dans les films, une personne de fond de ruelle, saoule du matin au soir, sale et qui pue genre. Moi je ne buvais jamais avant 4 heures de l'apres midi et jamais le matin donc, pas alcoolo que je me disais.

    Apres 1 an ou deux a ne boire que 1 ou 2 bieres avant le souper 7 jours sur 7, j'ai eu la brillante idee de ceci:

    Je vais boire comme j'en ai envie mais pas a tous les jours. Simonak......

    Oh effectivement jai bu seulement 3-4 fois par semaine...mais ca a vite passer de 3-4 bieres a...8, 9 meme 10 a chaque fois. Je me disais encore et encore que j'étais pas alcoolique puisque je ne buvais pas chaque jours.

    A partir de la, j'ai commencé a vraiment changée mais en tres tres pire. J'étais une petite bonne femme qui aimait les gens meme si jen avait peur mais la, je me suis renfermée en moi-meme au point de ne plus voir les autres comme des humains. Je ne sortais plus sauf pour aller au dépanneur acheter mon six pack. J'avais le body language agressif pour ne pas que les gens m'approche. Je ne les regardais meme pas, ils n'existaient plus et je les voyais tous comme des agresseurs. Pas comme des etres humains. Je ne ressentais plus d'émotions sauf négatives. Mon monde c'est réduit a ca: alcool, fuite, souffrance.

    Quand j'allais dans un tchat virtuel je me défoulais de la pire des maniere: je t'aime pas, je t'attaque verbalement. tu es pas un humain té riennn. Pis je buvais comme un trou, j'étais jamais a jeun en virtuel. L'enfer.

    Cette partie ci est tres dure a raconter, je ne me suis pas encore pardonner. Mais je suis prete a la raconter parce que ca fait partie de ma guérison, de mon rétablissement. (seul mes amis peuvent lire tout ceci mon fb étant fermé publiquement)


    C'est ma 12 eme étape: Ayant connu un réveil spirituel comme résultat de ces étapes, nous avons alors essayé de transmettre ce message à d’autres alcooliques et de mettre en pratique ces principes dans tous les domaines de notre vie.

    L'alcool ,ce maudit poison, voila ou il m'a emmener....

    J'ai toffé comme ca jusquau maudit soir du jeudi 23 fevrier 2017...mon bas fond, mon VRAI bas fond.

    A peine 3 ou 4 semaines avant j'ai fait ma premiere psychose. Ce soir la j'étais seule a la maison et je m'en suis donné a coeur joie comme on dit. J'en étais, je crois, a ma 8 eme biere losque je me suis senti toute bizarre. Je me r'appelle avoir appellé ma fille pour lui dire de sen venir que je feelais pas bien....Trou noir. Plus rien. Plus de souvenirs. Ma fille et son chum ont du appeller la police et une ambulance. J'ai passer 3 semaines a l'hopital, enfermée et en sevrage. Bcq de pilules qui m'ont laisser dans la brume. Le medecin m'avait parlé mais c'est si flou. Il m'avait dit que je ne pouvais plus boire, que c'était finit, que j'avais une lésion au cerveau du a l'alcool, que c'était dangereux si je rebuvais.... Tout est floue. Aucun souvenir....

    Je suis ressorti de la apres 3-4 semaines.....j'ai attendu quoi, 3 jours? Cette soif qui ne me quittais jamais, cette maudite soif qui te tiens comme seuls les alccoliques connaissent....La cliss de soif qui t,étouffe par en dedans qui te retient qui t'obsede.

    Jeudi soir, on est le 23 fevrier, mon homme est a la maison.
    Je vais boire lentement mon amours que jelui dit, j'ai eu peur je vais en boire 1 ou deux cé tout.... Ouip ca été tout croyez moi.

    J'ai bu 2 bieres, lentement, tres lentement, je suis aller manger mon souper, je suis aller me laver, je me suis mise en pijama.....nous sommes monter regarder la télé.....flou flou flou et cette montée bizarre en dedans, comme un volcan qui brule, c'est mon dernier souvenir.... le volcan qui monte et pouf le noir, plus rien....

    La suite m'a été raconter apres mes 3 semaines de therapie fermée et a tres petites doses par mon chum.....Sinon j'aurai pas pu l'encaisser. Je ne l'encaisse toujours pas.

    Trou noir et profond, plus rien...mais pendant ce temps il semblerait que j'étais en panique, que je disait a mon chum VITE appelle l'ambulance faut que jaille a l'hopital ca va le refaire (la prychose). On a fait ma valise, je suis dessendue les exacliers avec lui. Et dans le salon....

    Il m'a dit que je me suis mise a crier tres fort, des hurlements et des grognement. Que je me suis jeter sur lui, je l'ai mordu au sang. Je me suis brulée le bras avec une cigarette...et je suis aller a la cuisine. Prendre des ciseaux. Me faire mal, lui faire mal aussi physiquement. Je ne raconterais pas les details. Ciseaux et couteaux.

    La police est arrivé et m'ont plaqué au sol. Un policier a du s'assoir sur mes jambes (J'ai un genous scrap maintenant) il etait lourd et ma menottée et je me rappelle la douleur. Comme un flash qui ma ramener pendant une fraction de seconde. Je me rappelle de ca: les couteaux et les ciseaux partout sur le plancher. Trou noir, plus rien.

    J'ai été contentionnée et on ma injecté quelque chose pour m'assommer parce que je me mordais et me tapais la tete sur les barreaux du lit. Je suis rester inconsciente jusquau lendemain vendredi 24. Le jour ou j'ai enfin compris. Mon premier jour d'abstinence.

    Le médecin m'a parler encore une fois mais cette fois la, j'ai vraiment compris le message. Oui je suis alcoolique et oui, je dois me tenir loin de l'alcool en tout temps jusqua la fin de mes jours (que je souhaites loin si possible!!! )

    Je suis sortie de l'hopital pour me rendre direct a la Maison La Margelle. Et cette fois la j'étais prete:) Vraiment prete! Et avec mon intensité habituelle, loll, j'y suis aller a fond, consciente, motivée.

    A ce jour, je n'ai pas retoucher a l'alcool, meme pas une petite goute. Est-ce que ca me manque? Oui bien sur, certains jours sont plus dur que d'autres.

    Sauf que...lorsque tu entend dans un meeting un alcoolique te dire que l'alcool mene a 3 choses: la prison, la folie ou la mort. CROIT le, il a raison. Alcool, drogue, cé la que tu vas te rendre. C'est serieux.

    Est-ce que tu veux vraiment continuer ta vie a 'avoir du fun' au risque de finir en prison, fou ou mort? Penses-y bin. Moi ma décision est prise, j'ai pleinement décidé que ca n'en vaut pas la peine, c'est trop dangereux. C'est comme jouer avec un gun sur la tempe ou il n'y a qu'une seule balle...tu tire, tu tire...tu pogne la balle un jour ou l'autre pis la tu as le choix, tu fais de quoi de grave pis tu rentre en dedans, tu deviens fou ou tu creve.

    Bon 24 heures a vous tous, le 24 heure dont VOUS avez besoin.


  • Commentaires

    1
    Mardi 24 Septembre 2019 à 14:43

    Bonjour Naomy 

    Je viens de lire ton parcours 

    Sacrée bataille que tu as menée là 

    C' est courageux de t' en être sortie

    La vie vaut le coup, saisis ta chance

    Même s'il y a des moments ou tu doutes un peu

    Nous devons tous nous battre pour avancer 

    Vis, Naomy, tu le mérites vraiment... 

    "De tout coeur avec toi"...Zélia... 

     

    Résultat de recherche d'images pour "gifs bonne semaine" 

    2
    Mercredi 25 Septembre 2019 à 03:21

    Bonsoir, c'est ton mal d'être qui ta fait sombrer, pas l'alcool.

    L'alcool ta permis en apparence d'allée mieux, mes n'a rien résolut.

    Tu as plongée dans l'addition pour mieux te détruire.

    Il ta fallut un choc pour prendre conscience de tout ce négatif,

    et commencer à vivre, surtout continu après se long parcours,

    tu as trouver un équilibre que tu a chercher.

    Gros bibi et vie.

    3
    Mercredi 25 Septembre 2019 à 12:43

    je comprend que l'on puisse se voiler la face avec des addictions moi meme j'ai fumé des péards pendant des années parce que mon mari fumait et que ça me permettait de ne rien faire pour changer ma vie puis j'ai changé un jour je l'ai quitté lui et la drogue aussi 

    la maladie m'a rattrappé mais je ne regrette rien ..

    bonne leçon de vie que que tu fait lire là

    amitiés

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